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Salut salut ! Comme vous pouvez le constater, je suis bien rentrée.. =) Hier en toute fin d'aprèm, après une journée de voiture à essayer d'empêcher mes frangins de s'entretuer --' Autant dire que j'étais crevée, MAIS aujourd'hui, j'ai rattrapé les 15 heures de sommeil perdues pendant mes vacances dans le sud *-*
Je suis donc d'attaque pour vous concocter THE suite tant attendue.. :)

Malheureusement, elle n'est pas terminée d'être écrite.. ATTENDEZ ATTENDEZ J'AI UNE EXPLICATION ^^ Ce passage, là où Bill DEMANDE l'aide à Tom est assez.. Compliqué à écrire pour moi. Je merdouille pas mal avec depuis quelques jours..
J'ai donc, laissé tombé un peu ce passage pendant mes vacances pour me concentrer sur les suites futures.. OH CTE HONTE JE SAIS JE SAIS.. C'EST PAS BIEN MALIN mais je veux pas louper ce passage..

En conclusion, vous aurez cette suite soit aujourd'hui, soit demain promis !

Comme je repars lundi --' je vais tenter de vous poster 3 suites, peut-être 4 ( très peu de chances ) pour vous contenter jusqu'au 31 août.. Je vous demande donc de la patience et de la compréhension s'vouplaît !

A plus tard donc..
J'espère que vos vacances se sont bien passées à toutes TOUS nananananère ! ^^

UN GRAND MERCI au nombre considérable de lectrices qui m'amènent presque tous les jours des nouveaux lecteurs grâce à des liens, des pubs pour mon histoire sur leurs blogs persos ou encore de simples recommendations à des amis.. VRAIMENT CA ME TOUCHE ENORMEMENT !

Merci

Louna

# Posté le vendredi 15 août 2008 10:56

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" Bon.. On va.. où alors ? "

Je tentai de dissimuler les trémolos de ma voix qui auraient tout de suite alerté Bill sur mon état de nerfs plus que critique.

" Roule. On verra après. "

Je me retournai vers Bill, assis à ma droite, côté passager. Il était penché de sorte que je ne vois pas son visage, la tête collée à la vitre. Même position qu'il gardait depuis quelques minutes.

Je serrai le volant..


Frein à mains. Ok

Levier de vitesses. Ok.

Clignotants. Vu.

Ceinture de sécurité. Ouais.



" Tu comptes démarrer quand ? "

Voix de Bill. Toujours aussi sympathique et bienveillante. Il s'est redressé de son siège et me fixe.

" Là maintenant. "

Ma réponse a l'air de le satisfaire. Il se rassied.

Je laisse échapper un soupir incontrôlé.

Mes doigts se resserent autour du volant, je plisse les yeux et observe attentivement les alentours. Personne. Parking vide. Aucun signe de vie.

Je n'ai jamais autant souhaité de voir la CPE, le principal ou même un surveillant...

" Me dis pas que tu sais pas démarrer une bagnole ? "

Il me regarde de nouveau. Sa voix me transperce de toute part. Je me retourne vers lui et lui jette un-regard-le-plus-méchant-et-haineux-possible même si je n'en pense pas " un mot ".

" Ecoute moi bien, déjà OUI je sais démarrer une voiture, ensuite, JE NE SUPPORTE PLUS tes remarques désagréables, et enfin.. Laisse moi me concentrer S'IL TE PLAÎT. "

Il se tait pendant.. Trois secondes puis revient à la charge.

" Dis-moi franchement si TU TE SENS CAPABLE de réaliser l'énorme tâche que je te demande de réaliser. On gagnera du temps. Parce que, à cet instant, du temps, j'en manque..
- Tu peux comprendre que je flippe comme un malade étant donné ce que tu me demandes de faire !
- C'est simple et clair.
- Oui, c'est même limpide ! Je dois conduire une voiture qui n'est pas à moi alors que je n'ai même pas le permis et t'emmener on ne sait où. Avoue que c'est un peu perturbant ! "

Il ne répond pas et détourne les yeux. Par contre, je vois ses traits se crisper et ses ongles s'enfonçer dans le siège.

Je soupire.

" On y va. "

Je souffle un bon coup et lève le frein à mains. Je vérifie que le levier de vitesses est bien au point mort et.. Démarre. Le bruit du moteur me fait sursauter. Je laisse de côté mes émotions et me retourne pour commencer une marche arrière. Je me concentre bien pour ne pas enfourner une voiture.

Yeah. Réussi.

Je tourne un moment dans le parking et réussis à trouver la sortie sans encombre.. Presque.

" Hééééé ! La voiture !
- Merde ! "

J'avais mal compté la distance entre la voiture de Luna et une autre blanche garée. Les rétroviseurs venaient se s'accrocher dans un bruit sourd.

Je freinai doucement..

" T'arrêtes pas.
- M..Mais !
- S'il te plaît.. On revient après de toute façon.. "

Une nouvelle fois, je l'écoutais. Il avait raison de toute façon. Qu'est-ce que j'aurais pu faire ? Laisser un mot et mon numéro de portable ?

" Madame, monsieur, je vous prie de m'excuser pour les éventuels dommages faits à votre véhicule. Je vous laisse mon numéro dans le cas de possibles réparations.. "

Pfff ridicule. N'y pensons plus.

ELIPSE [ quelques minutes..]

Voilà déjà plusieurs minutes que l'on roule, sans problème pour l'instant. Je constate que je me débrouille assez bien, les heures que j'ai passé derrière le volant de la voiture de ma mère à me retenir de hurler à la mort tellement j'avais peur n'auront finalement pas été inutiles..
Je conduis avec souplesse, assez lentement tout en prenant soin de laisser le maximum de distance entre la voiture de Luna et les autres véhicules.

Pour l'instant, je ne fais que suivre les indications de Bill.. Les nombreux " tout droit ", " à gauche ", " continue " finissent par me faire sortir de Barreaux. Je ne suis plus en terrain connu.. Je m'engage donc sur la route nationale, la peur au ventre..

" C'est encore loin ?
- Continue.. "

Merci. Jamais eu une réponse aussi brève et claire à la fois. Bref..

La Nationale. Ce n'est pas le petit boulevard désert la majorité du temps qu'on emprunte pour sortir du lycée. Sur la nationale, il y a plus de monde. Des voitures de toutes tailles, des tarés de tout genre, DES FLICS ????

Maman, j'ai peur..

Danger potentiel évité.
Les petits hommes en bleu sont occupés à verbaliser un motard sans casque. Tiennnns, bien fait pour taaaaa gueuuuuuleeeeeee !

Pfouu les nerfs lâchent..

Un panneau m'indique que nous changeons de village. Ca alors, Bill habite à Andorre, le patelin encore plus perdu et minuscule que Barreaux !

Après un stop oublié et un scooter évité de justesse, nous quittons la " maudite route nationale " et Bill me fait signe de m'engager sur un petit chemin de campagne.
Je le suis pendant une dizaine de minutes..
La végétation, au fur et à mesure que nous avançons, devient de plus en plus dense et les habitations de plus en plus rares. Enfin, je sens Bill se dresser sur son siège, il pointe du doigt un petit sentier caillouteux à notre gauche.

" C'est là. "

J'amorce mon virage et manque de rentrer dans une haie. Après plusieurs créneaux, je me gare finalement avec difficulté devant une bâtisse impressionnante. Je l'aurais crue abandonnée si un rez de lumière n'avait pas filtré à travers un des nombreux volets clos.

C'était une habitation apparemment assez vieille, toute en pierres grises. Des failles lézardaient les murs extérieurs par dizaines et du lierre avait en partie recouvert l'aile gauche de la maison. Elle était pourtant belle. " Elle a du cachet " aurait dit ma mère. C'était vrai. L'intérieur devait être immense. Je pouvais compter au moins trois étages de dehors.

Cette maison était le contraire de de la mienne. Grande et ancienne, et surtout complètement isolée. Les maisons voisines étaient à une centaine de mètres plus loin. La maison de Bill était la plus reculée. La chemin se terminait à cet endroit, dans un cul-de-sac. Ma maison, plus récente était plutôt étroite et basse. Pas d'étage. Un jardin assez mignon. Le terrain de la famille de Bill devait être considérable.

Le claquement de la ceinture de sécurité de Bill me fit revenir à la réalité. Je me détachai à mon tour, sortis et fis le tour de la voiture pour examiner mon rétroviseur. Il n'avait rien, c'était la portière qui en avait pris un coup. Une fissure contrastait durement avec la peinture noire.

Je grimaçai..

" Elle va me tuer. "

Bill me jeta un regard mauvais. Un regard qui veut tout et rien dire en même temps. Mais je reçus vite le message. Il s'en fout de mon histoire de portière. Il y a plus grave.

Je laissais de côté la fissure et me rapprochai de lui. Il était immobile devant la bâtisse, en train de la contempler. Je posai une main amicale sur son épaule.
Il se dégaga violemment et se dirigea d'un pas décidé vers l'immense porte d'entrée.
A ma grande surprise, pas de grincement strident faisant directement allusion à un film d'horreur.

Je me dépéchai de suivre Bill qui pénétrait déjà dans la maison.
Je m'engageai derrière lui et traversai une sorte de cellier plongé dans l'obscurité.

Bill alluma quelques secondes la lumière avant d'abaisser l'interrupteur n'ayant manifestement pas trouvé ce qu'il cherchait. J'eus le temps de distinguer une petite table, plusieurs placards et un plan de travail parmi lequel un évier, un micro-onde et du matériel de cuisine.

Nous continuâmes notre course éfrénée et entrâmes dans une gigantesque pièce éclairée. Un salon apparemment. Plusieurs grands canapés en velours étaient disposés dans la pièce ainsi que des fauteuils en cuir et en osier. Les murs, quand à eux, étaient recouverts de toiles aux cadres de couleur or. Des paysages, parties de chasse ou encore scènes de la bible y étaient représentés. Un piano à queue, impressionnant par sa taille.
Une sorte de Versailles en miniature, me fis-je la réflexion.
J'ai visité ce bâtiment historique avec maman peu avant ma rentrée au lycée et j'avais été.. Ebloui.

Bill ne me laissa pas admirer plus longtemps, nous montâmes un escalier d'une bonne vingtaine marches avant que Bill ne m'entraîne dans un long couloir obscur. Les nombreuses pièces que nous traversâmes dans l'obscurité me laissèrent sans voix. Aucune ne semblait aménagée.

Il ne gisait que des cartons à peine déballés, des fauteuils éventrés, du matériel de jardinage, plusieurs vélos, la plupart dépourvus de toutes leurs roues, des bibliothèques entières de livres dont la poussière qui les recouvrait m'empéchait de lire leurs titres, un lit dont le matelas était rongé par les souris et rats que j'apercevais de temps à autre se glisser d'un trou à un autre.

Des costumes de scène débordaient de leurs males à déguisement, une réserve de bois était même entreposée dans un coin, une table de ping-pong s'affaissait sous le poids des sacs de ciment posés dessus par dizaine.

Un vrai débaras. Cet étage servait peut-être même de grenier. En tout cas, personne ne semblait l'habiter.
Bill semblait être habitué à ce désordre impressionnant, il sautillait entre les chaises rempaillées, les sacs poubelles défonçés se vidant de tout leurs contenus contrairement à moi qui trébuchais sans arrêt.

Un choc sourd au dessus de nos têtes nous fit soudain tressaillir. Il semblait parvenir de l'étage du dessus, s'il y en avait un. Bill, qui n'avait pas cessé de courir depuis que nous étions entrés dans la grande maison accéléra. Je me pressai moi aussi et tâtonnai jusqu'à un escalier que je n'avais pas vu auparavant.
Bill m'attendait et monta les marches quatre à quatre lorsque je fus parvenu à sa hauteur.

Arrivé à la dernière marche, il ouvrit à la volée une vieille porte en bois. La soudaine lumière que dégageait la pièce m'éblouit...

" David ! "

Bill se rua vers un homme étalé de tout son long sur le ventre parmi mes débris de verre qui jonchaient le sol. Il s'agenouilla. David, car c'était manifestement son nom, ne bougeait pas, affalé sur la carelage blanc. Je parcourai des yeux la pièce éclairée.
C'était à nouveau un salon.

Mais beaucoup plus petit que le précédent, moins impressionnant, plus.. ordinaire en fait.
Une table au milieu, une télévision allumée braillant toutes sortes de publicités, plusieurs sofas, un coin cuisine séparé du reste par un bar. Un réfrégirateur dont la porte était grande ouverte. Une dizaine de verres sur le bar. Tous remplis à demi ou aux trois quart d'un liquide brunâtre. D'autres verres, mais sur la table. Vides cette fois.

Et cet homme allongé. Je ne comprend rien. Je n'ose pas faire un geste. Je ne sais pas ce que Bill attend de moi.

Je me contente, statufié, de le regarder tapoter faiblement l'épauledu type tout en continuant à l'appeler.

" David ! "

" David ! "

" David, répond ! "

Un mélange d'angoisse et de crainte avec une once de d'autorité dans sa voix.

N'obtenant aucune réponse, il s'agenouille, l'empoigne délicatement par son vêtement pour tenter de le mettre sur le dos. Il y arrive bientôt, le corps de l'homme s'affaisse.

J'entend souvent un bruit de gargouillement puis une quinte de toux étranglée. La vue du type vomissant tripes et boyaux et de Bill essayant comme il le peut de le soutenir me sort de ma stupeur.
Je me précipite à ses côtés et l'aide à le maintenir assis.
J'ai une furieuse envie de régurgiter mon repas de midi à mon tour. Il ne s'arrête pas de dégueuler..

Il s'est calmé. Je me lève et trouve des mouchoirs.. Je l'essuie avec l'aide de Bill. Mais rapidement, je me stope, alerté par le comportement.. Etrange de Bill. Il.. Il a peur. Il ose à peine le toucher, il le frôle, éfleure ses vêtements souillés mais il garde une.. Distance entre lui et David. Je la sens, cette méfiance, cette crainte qui l'habite. A plein nez. Il épie ses moindres gestes. Il le surveille.

ELIPSE [ quelques minutes.. ] :

Il semble s'être apaisé. Je peux enfin l'observer et remarque le ressemblance frappante avec Bill. Mêmes traits fins, même si ceux de David sont plus durs et moins finement dessinés. C'est bien l'homme qui est venu le chercher au lycée. Même couleur de cheveux.

Mêmes yeux.. Notai-je lorsque je le vis entrouvrir péniblement les yeux.

" Bill, il se rêveille. "

David s'assied de lui-même et contemple la pièce, hébété comme s'il ne reconnaissait plus rien. Il parcourt la pièce des yeux et se rend compte de ma présence.

Il me fixe, interloqué.

" Bill " S'exclame-t-il en arrondissant les yeux, comme s'il retrouvait soudainement ses marques.



Bonne lecture !
A demain les miss
<3
Louna



# Posté le samedi 16 août 2008 16:49

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Comme vous avez pu le remarquer, je n'ai pu poster qu'une suite au lieu de trois avant de partir en vacances. Et je n'ai pas pu vous dire au revoir, je suis partie "comme une voleuse".
Certains me l'ont bien fait remarquer..
Je vais être franche ; j'ai pas l'habitude de me vexer pour une critique, au contraire, je ne suis pas rancunière ni susceptible.
Mais LA, quand on m'insulte parce que je n'ai pas mis le nombre de suites qu'il fallait, quand on se permet de poster des commentaires assez désagréables pour pas dire salops alors que LA PERSONNE CONCERNEE N'A JAMAIS DAIGNE METTRE UN SEUL COMMENTAIRE DEPUIS LE DEBUT, je trouve ca vraiment dégueulasse. Vous avez été 4 à me traiter comme une MERDE parce que je n'ai pas respecté ce que je comptais faire.
Je vous invite à réfléchir..
J'ai une vie MOI AUSSI ! Je me jette pas sur mon ordi dès que j'ai un peu de temps libre. Non. J'ai une famille, avec qui il y a quelques problèmes, pas mal de difficultés.
J'ai des amis, le lycée à mon plus grand désespoir, d'autres passions..
J'ai besoin de temps pour me poser, réfléchir, penser.. Je ne suis pas rivée à mon ordi contrairement à ce que pas mal pensent. J'ai droit à 5 heures d'ordi par semaine, c'est vraiment peu mais je m'en contente, j'ai pas le choix. Sur les 5 heures, je vous consacre pas moins de 4 heures pour écrire quelques suites, finaliser, publier..
Je ne pense pas être une de ces filles qui mettent à jour leur blog une fois tous les trimestres et qui font du chantage avec les commentaires. Je pense que les saloperies que je me suis recues à la gueule en rentrant de vacances sont vraiment INJUSTES.

Ecrire cette histoire est une passion pour moi. Faites en sorte à ce que cela continue.. s'il vous plaît.

La suite arrivera.. Quand je l'aurais jugée présentable. Pour l'instant c'est pas le cas. Je vous demande de la patience et de la compréhension. Sinon, vous connaissez la petite croix rouge en haut à droite hein..

SUITE SÛREMENT DEMAIN..

Louna

# Posté le samedi 30 août 2008 16:06

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Je reculai, déconcerté. Je ne m'attendais pas du tout, mais alors pas du tout à ça..

" Non.. David. Je.. Je ne suis pas Bill. "

Je lui fis signe de s'approcher.. Bill fronça les sourcils, s'agenouilla face à son père et lui prit les mains après un moment d"hésitation.

" D..David, je suis là.. Tout va bien. "

David se désintéressa de moi et dévisagea intensément Bill. Il semblait perdu. Une moue enfantine se dessinait sur son visage. Il ressemblait plus à.. Un pantin désarticulé qu'à l'homme droit et fier que j'avais aperçu au lycée pour chercher Bill.

Tiens.. Le pantin s'anime.

Je vis soudain David s'asseoir et se " jeter '" sur Bill pour l'attraper brusquement par le tee-shirt. Un geste pas agressif. Mais très surprenant. Bill, lui, qui n'avait rien compris à ce qu'il se passait se retrouva sur les fesses, son père toujours accroché à son vêtement.

" B..Bill.. P..Pardon. Il.. il voulait p-pas, il a pu-puni.. Mais c'est fi..fini aujourd'hui.. Tu v-vois, ca te rend.. Ca te rend fort. Tu.. Tu es fort tu comp-prends ? M-mais.. Il il faut arrêter, c'est.. c'est sûr.. q-q-quand je v-veux.. Il f..faut
oub-bblier.. Ils ne.. ne.. Ils ne sav-vent p-p-pas.. Al-alors c'est b..bon.. "

Mon Dieu, il pue l'alcool à 3 kilomètres !

Je plissai le nez malgré moi.. Voilà la raison de son état.. J'avais quelques doutes.. Qui sont confirmés..

Pendant que David déversait son flôt de paroles incohérentes, Bill, lui, essayait de se dégager doucement.. Mais son père ne semblait pas prêt à lâcher prise.

" David, arrêtes !
- M..Mais B-bill tu tu comprends p-pas..
- Si si, je comprend que tu as besoin d'aller te coucher C'EST TOUT.
- BILL ECOUTES MOI !!
- Lâches moi ! Arrêtes DAVID !
- M..mais ils reviendront p-pas.. Oublies Bill.. Oublies.. Je te di.. rais pas ! JAMAIS t'as compris ? JAMAIS ! "

Bill cessa ses mouvements pour échapper à l'emprise de son oncle et le dévisagea avant de hausser la voix de nouveau..

" Tu dis n'importe quoi, je ne SAIS PAS de quoi tu parles.. "

Les yeux effrayés de Bill et son visage défait me dirent le contraire.. Il savait pertinnement de quoi David parlait.

" Tu sauras JAMAIS !
- TAIS TOI ! "

Bill, que David n'avait pas lâché - et qui agrippait sa chemise de toutes ses forces pour tenir assis - le rejeta violemment. David s'effondra par terre dans un bruit sourd et poussa un juron. Bill ne fit aucun geste pour le rattraper.. Au contraire, il se releva, épousseta ses vêtement et toisa son père d'un air rageux. Je décidai d'écarter Bill de David qui semblait particulièrement remonté contre lui. J'avais peur que ce dégénère mais Bill ne sembait pas prêt à faire de mal à David. Non. Il le regardait, un air douleureux sur le visage que je n'avais jamais vu..

Je les observai un moment tous les deux, examinant leur ressemblance, le piteux état de David et l'air furieux de Bill. Quelque chose clochait dans cette.. Famille. Bill appelait cet homme " David ". Il semblait pourtant que ce soit son père. Et.. Cette attitude méfiante, fuyante.. Parfois agressive qu'il adoptait avec lui. Je n'y comprenait rien une fois de plus.




Mini suite..
Que PERSONNE ne se plaigne ^^
Nan, désolé pour ma petite gueulante mais j'avais besoin.. D'exprimer ! =)
A demain les miss.. Et j'attend vos impressions hein ! ca manque ces temps-ci ; )

Bisoux

Louna

# Posté le lundi 01 septembre 2008 13:07

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ELIPSE [ quelques minutes.. ] :

" Je l'ai aidé à s'allonger sur son lit, il somnole.
- Hm. "

Bill ne me regardait pas. Assis sur un des nombreux canapés du salon, il semblait plongé dans ses pensées. Je m'approchai timidement et m'asseyai à une distance respectable de lui.

" T'en fais pas, ça va maintenant.
- ...
- Tu.. Tu veux qu'on reste un peu ? Le temps qu'il s'endorme.. ?
- Non. On va y aller, t'en as déjà assez vu.
- Comme tu veux.
- ...
- Bill, je.. "

Il se leva brusquement et disparut dans la cuisine, voulant sans doute échapper à la discussion que je tentai d'entamer.. Il réapparut, un sachet plastique à la main et me le tendit sans un mot.

" Qu'est-ce que..
- Il est presque midi, le temps qu'on rentre, le self sera fermé. "

J'ouvrai le sachet, un sandwich aux crudités s'y trouvait. Je le contemplai un moment.

" Mange.
- Tu l'as pas empoisonné au moins ? ris-je.
- Goûte, on verra bien.
- Mais, et toi ?
- T'en fais pas pour moi, j'ai plein de trucs à faire avant qu'on reparte.
- Bon. M..merci. "

Il hocha distraitement la tête dans ma direction et se leva.

" Il est vachement bon, avouai-je en croquant à pleine dents dessus.
- C'est fait maison, me répondit-il à travers la porte.
- Je savais pas que tu cuisinais..
- Tu ne sais RIEN sur moi Kaulitz ! La cuisine, la couture.. Et t'as encore rien vu.. "

Le ton n'était mas méchant. Toujours aussi distant certes, mais ça, je commençais à m'y habituer.. Par la force des choses..

En effet, il n'avait pas menti. Le Bill chiant et passif du lycée se transforma en véritable tornade blanche alors que j'entamai mon sandwich..

Il s'activait.. Vidait le lave-vaisselle, rangeait la vaisselle propre après l'avoir essuyée, sortit un sachet de pâtes, une casserole d'eau qu'il mit sur le feu, un paquet de sauce tomate, disposa un couvert sur la table de la cuisine, remonta dans une chambre du haut, descendit avec un panier de linge sale sous le bras, débuta une machine.. Lorsqu'il se baissa pour enfourner le linge dans la machine à laver, son pantalon, déjà bien bas, descendit davantage, son tee-shirt remonta légèrement. Frissons. Il se stoppa soudain, se tourna vers moi et émit un minscule sourire dans ma direction lorsqu'il vit le mien ancré sur mon visage.

" T'es toujours aussi actif chez toi ? tentai-je en souriant.
- Oui. D'un côté, c'est pas lui qui va le faire.. Alors, je m'y colle. Je fais tout ici. "

Il émit un signe de tête vers la chambre où j'avais amené David et perdit instantanément son sourire. Je me tus et continuai à l'observer.

Après avoir fait partir la machine, balayé une partie du sol de la cuisine et changé le sac poubelle qui dégorgait d'ordures, il s'arrêta dans ses tâches ménagères et s'affala dans le canapé en face du mien. Il replia ses jambes contre son ventre, posa son menton contre ses genoux et me fixa pendant un moment, un air sérieux sur le visage. Parfois, un sourire perçait le masque dur et froid qu'il gardait sur son visage.. Je finis par me sentir mal à l'aise.

" Quoi ? articulai-je la bouche pleine.
- Tu manges salement Kaulitz.. "

Je rigolai doucement.

" Et toi, tu manges pas Trümper..
- Et ?
- Tu devrais. Tu vas finir par perdre un os.
- Bah, j'ai pas de souci à ma faire, apparemment on surveille ma ligne et.. "

Il fut interrompu par le bip régulier de la machine à laver et se précipita vers elle. Je scrutai chacun de ses faits et gestes, incapable de veiller à ma dicrétion.

" Tu veux que je la refasses ?
- Hein ?
- Que je me baisse vers la machine à laver, que mon haut se soulève un peu pour te laisser apercevoir mes hanches et un bout de mon caleçon. Je peux même le faire au ralentir, tu verras mieux.. "

Je mis quelques secondes à intégrer ce qu'il venait de me dire puis, voyant que Môsieur Trümper plaisantait, je le pris sur le ton de la rigolade.

" Hm intéressant.. Mais si je peux me permettre, le strip tease auquel j'ai eu droit à mon arrivée au lycée en guise de bienvenue.. J'aimais bien. "

Il tordit sa bouche dans un moue made-in-Bill comme je les aimes et roula des yeux avant de reprendre instantanément son sérieux..

" Et tu me donnes quoi en échange ? Demanda-t-il, un air de provocation dans les yeux avant de s'éloigner à nouveau vers la cuisine.

Je soupirai. Même s'il acceptait de temps à autre de baisser sa garde, la méfiance de Bill reprenait instinctivement le dessus.

Je portai mon poing fermé contre me poitrine et y assénai quelques coups..

" Mon coeur, je te donnerais mon coeur.. " Murmurai-je pour moi-même.


ELLIPSE :

Bill claqua la portière une fois assis dans la voitureet observa longuement les fenêtres de la maison, guettant anxieusement un mouvement dans la maison.

" Il doit être endormi.. "

Bill parlait pour lui-même, semblant vouloir se rassurer. Il ne fut pas surpris de croiser mon regard lorsqu'il tourna le sien vers moi. Moi et mon regard demandeur d'explications..

Je brûlais d'envie de lui poser une quantité de questions.. Est-ce David était son père ? Pourquoi l'appelait-il par son prénom ? Vivaient-ils seuls dans la grande maison ? ... Mais je me retenais.
S'il voulait m'en parler, il le ferait..

Fais-le Bill, parle moi je t'en suplie..

A ma grande surprise, ce fut Bill qui brisa le silence..

" Tu ne me demandes rien ?
- Non, avouai-je non sans fierté.
- Ca me surprend de ta part.
- Tu sais, je commence à te connaître Bill, tu m'as suffisemment fait comprendre de manière plus ou moins gentille que j'avais intérêt à garder mes distances avec toi si je voulais rester en vie.. Je suis maso mais pas au point de te poser des questions sur ce qu'il s'est passé avec.. avec David, conclus-je en souriant.
- ...
- Je meurs d'envie de te demander tout un tas de trucs, tu t'en doutes mais jusqu'à aujourd'hui, je n'ai pensé qu'à moi et à ma curiosité en oubliant que c'était ta vie et que ça ne conçernait que toi après tout.. Toi et ton pèr..
-Mon oncle.
- Quoi ?
- David est mon oncle, pas mon père.
- Mais, et tes parents..
- C'est long et compliqué, alors, pour résumer, on dira qu'ils sont partis.
- Oh, je suis désolé Bill, vraiment, je savais p..
- Arrêtes ! "

Sans que je m'y attende, il fonça sur moi et posa doucement deux doigts contre ma bouche pour me faire signe de me taire..

Got, ces mains..

" S'il te plaît, pas ces phrases bateaux... Pas toi. "

Je hochai doucement la tête, il enleva sa main et se tut un instant avant de reprendre la parole.

" Tom, j'ai que lui. Ne me demande pas de t'expliquer, je pourrais pas. Peut-être un jour, je t'en parlerais.. Enfin.. J'aimerais qu'on arrête d'en parler maintenant.
- D'accord. "


Bill m'a appelé par mon prénom, m'a parlé gentillement et a émis l'hypothèse de me faire des confidences plus tard..
Je meuuuuuuurssss


Je cessai de le dévisager comme un demeuré et démarrai la voiture. Bill semblait soulagé. Je ne sais pas si c'était le fait qu'il se soit un peu livré ou qu'il ait pu s'assurer que son oncle allait " bien " qui l'appaisait.. A vrai dire, je m'en foutais. L'essentiel était là. Bill m'avait parlé.. Un peu. Nouvelle victoire.

Et c'est avec le sourire aux lèvres que j'enclenchai une marche arrière pour sortir du " domaine Trümper "...


* * * * * * * * * * * * *

" Les SMS que tu recevais ce matin, c'était David.
- Hm.
- T'es rassuré ?
- Hm.
- Moi aussi.
- Hm. "

Hm..

J'observai depuis quelques minutes l'air vexé et un peu enervé de Bill.. Je n'osai pas poser de questions de peur de me faire remballer mais Bill, décidémment très bavard aujourd'hui, me donna de lui-même une raison de son air enervé.

" Tu veux pas arrêter deux secondes !
- Arrêter quoi ?
- Roooh c'est chiant !
- MAIS QU'EST-CE QUE J'AI ENCORE FAIT ?
- Pourquoi tu souris ENCORE ?
- Bah.. J'en ai envie.
- C'est très énervant.
- Ah oui ? rigolai-je.
- Oui.
- Ah bon.
- Tu souris TOUT LE TEMPS, à force c'est insupportable.
- Et toi tu souris pas assez, rétorquai-je.
- J'fais ce que j'veux.
- Moi aussi.
- Normalement, il faut des raisons pour sourire.
- Et si je te disais que c'était TOI la raison ? "

Je rigolai encore plus à la vue du visage décomposé de Bill.

" Mais arrêtes de rire. Ca aussi c'est soûlant. Tu rigoles TOUT LE TEMPS.
- C'est toi qui me fait rire Bill.
- Jamais entendu d'aussi grosses conneries..
- Tu vois, je peux pas m'en empêcher, hahahaha..
- ARRÊTE !
- HAHAHAHAHA
- MAIS ARRÊTE !
- Okay okay. "

Je me calmai un peu mais gardai un grand sourire qui ne me quittait décidémment pas quand Bill se tenait à moins de 3 mètres de moi. Bill, lui soupira..

" Regardes-moi ce sourire niais.. "

Je réfléchissai quelques secondes.

" En fait, je crois que j'ai pas besoin de raison de sourire, rigoler... Par contre, toi, ça veut dire que tu n'en as pas. C'est triste. "

J'arrêtai de sourire, Bill, qui faisait déjà la gueule, grimaca. Il se remit droit sur son siège et regarda la route, signe qu'il voulait mettre fin à la conversation.. Moi, je le regardai toujours..

" Hééééé la voiture !!!!
- MERDEEEE ! "

A force de regarder l'énergumène à côté de moi et ne prêter qu'une attention secondaire à la route, j'avais légèrement dévié vers la route à notre gauche où roulaient des véhicules.. En sens inverse !
Je ne sais pas comment j'ai fait pour éviter l'accrochage entre nos deux rétroviseurs.. Conclusion : I'm the winner ! Pas de choc, rien.. Juste le conducteur de la peugeot blanche très très en colère.. Et moi qui tremble encore..

" NAN MAIS CA VA PAS ???? T'AS FAILLI ENFONCER MA BAGNOLE SALE GAMIN !

Très très enervé..

" PETIT CONNARD, INCONSCIENT, JE T'AURAIS CASSE LA GUEULE.. CASSE LA GUEULE ! "

Bouh il me fait peur le monsieur..

" SALOPARD ! ENFOIRE ! AH LES JEUNES DE NOTRE TEMPS.. DE LA RACAILLE, DE LA RACAILLE RIEN DE PLUS ! "

Nan mais il se croit où le bonhomme ? MAIS je t'emmerde MOI !

L'homme était âgé d'une cinquantaine d'année, le visage rougeot, un alcoolique je pense, un gros bide.. Un méchant..

Je passais ma tête par la fenêtre de la voiture..

" Monsieur, je conduis depuis TRES PEU DE TEMPS. Vous me DESTABILISEZ avec vos hurlements alors S'IL VOUS PLAIT, n'en rajoutez pas et arrêtez de HURLER.. Parce que JE SUIS TRES STRESSE ! "

C'est pas ma faute. Quand je m'enerve ou que je suis dans une situation stressante, ma voix grave laisse place à des intonations claire.. Pour ne pas dire stridentes. Et là, ma voix a précisément viré à l'aigu..

J'ai du être convaincant parce que le bonhomme reste bouche bée et ne dit plus un mot.

Je jette un coup d'oeil à Bill, il cache son visage derrière ses mains pour masquer.. un rire incontrôlé..

Bill rit..


Putain, j'ai failli me pisser dessus et lui.. Il rigole. Enfin.. Il est pardonné, ça lui arrive tellement peu souvent..




Looong chap avouez-le ^_^-
1000000000 excuses pour cette putain de faute à la con.. Je me suis cramée toute seule dans la suite précédente avec David que j'ai d'abord fait passé pour le père de Bill pour ensuite me trahir et le nommer "oncle". Chose positive, il y'en a vraiment beaucoup qui l'ont remarqué.. C'est bien vous suivez !! ^^
J'AI VRAIMENT TROP HONTE !
Bref. Ne pensons plus à cet épisode douleureux.. Passons à un épisode ENCORE PLUS douleureux ^^ La rentrée !!! Je rentre demain en 1ère littéraire dans la joie.. Et la bonne humeur.
Je vous souhaite à tous une super rentrée * joiiie *
.. Et vous dis A DEMAIN pour une nouvelle suite, réponses aux questions et racontage de life !

Bisouxx

Louna

# Posté le mardi 02 septembre 2008 11:20