Tout d'abord...

Hallo.
Je me présenterais pas. Ou sous le nom de Louna... qui est un pseudo.

Mon blog est une fiction yaoi qui porte sur Tokio Hotel, un groupe allemand que je vénère que vous connaissez tous ^^ et sur Bill et Tom en particulier.

L'histoire que j'écris me tient beaucoup à coeur. Elle remue des choses de mon passé mais je prends déjà beaucoup de plaisir à l'écrire.

Je n'ai qu'une chose à vous demander : c'est de respecter ce que j'écris.
C'est à dire de ne pas copier ou transformer mon travail.

J'accepte les critiques, autant positives que négatives, je ne demande même que ça. Vos commentaires me font avançer dans mon histoire et me boostent... Alors n'hésitez pas à en mettre, je vous rendrais le pareil...

J'ai du mal à supporter les visites sans commentaires. N'oubliez pas que je prends beaucoup de temps à écrire, transformer et copier mon travail sur l'ordinateur, laisser un commentaire n'est rien comparé au travail que je fournis :S

Jamais vous ne verrez un seul petit mot en écriture SMS. Pour les portables ça passe mais pour écrire... ça casse :)
Je suis très accès sur l'orthographe, si j'en fais c'est involontaire et n'hésitez pas à me le faire remarquer.

Normalement il n'y aura pas de conscience qui viendra interrompre l'histoire, je trouve ça marrant à lire mais je n'aime pas trop moi en écrire.

Il y aura pas mal de POV et de descriptions.

Il y aura des lemons, ne vous inquiétez pas les perverses, je ne vous oublies pas ^^

Voilà. Je peux vous paraître déjà chiante avant de commençer ma fiction avec mes indications mais c'est essentiel pour que je m'y retrouve. Je vous le redis, je mets toute mon énergie dans cette histoire et j'espère vraiment que vous saurez l'aprécier.

Louna.

# Posté le dimanche 25 novembre 2007 09:05

Modifié le vendredi 01 février 2008 03:11

C'est partiiii...

Voici le prologue de mon histoire...

Dans la peur. La honte. Le mensonge. Tom baigne dedans depuis son enfance. Victime de la haine et l'indifférence des adultes, il a appris au fil des années à ne plus avoir confiance en personne et à se protéger de tout. Pourtant, un jour, il craque et commet l'irréparable... C'est le début d'une nouvelle vie pour lui et sa mère qui, pour fuir leur passé emménagent à Barreaux, un village tranquille. C'est là que Tom va faire la connaissance de Bill, adolescent renfermé qui semble encore plus mal que lui. Tom va alors choisir de laisser de côté sa méfiance des autres pour tenter de l'aider... et va sans le savoir les sauver tous les deux.
Mais le passé des deux garçons n'est pas loin et se rapproche jusqu'à devenir une menaçe réelle... Ce jour-là, " IL " ira trop loin, ce jour-là, la rage et la haine de Tom va ressurgir du passé et le masque froid de Bill va tomber.
Le destin nous dira si ces deux-là pourront être un jour réunis...


Prologue trouble et mystérieux je vous l'accorde ^^
Donnez-moi vos impressions...
Vous aimez ?? Vous detestez ??

# Posté le dimanche 25 novembre 2007 14:20

Modifié le vendredi 01 février 2008 03:18

Putain... ça a l'air grand.

C'est la première chose à laquelle j'ai pensé quand j'ai découvert le gigantesque bâtiment qui s'étendait sur plusieurs dizaines de mètres.
Une sorte d'énorme cube en plastique qui semblait étranger au paysage alentour.
L'architecture était moderne, la cour... une infâme place goudronnée baignée par le soleil. Mon nouveau lycée n'avait pas l'air spécialement beau, carrément laid en fait..

Je vais me paumer... c'est obligé...

" Tom ! "

Je me retournais, arraché de ma rêverie. Ma mère m'adressait des signes de la voiture.

" Quoi ?
- Il faut qu'on y aille mon chou, on a encore un bon quart d'heure de route avant d'arriver.
- Viens voir, on le voit bien d'ici...
- On n'a pas le temps, tu vas être en retard !
- Mais viens juste deux secondes, il y a une super vue ça craint...
- Tomi, tu sais que tu es chiant comme fils ? me dit-elle en sortant de la voiture.
- Ouais, il paraît que je tiens ça de ma mère ! rétorquais-je en riant.

Elle m'ébourrifa les cheveux et s'approcha. Nous nous trouvions au bord de la route qui surplombait la vallée environnante. Le coin était plutôt perdu, mais le paysage magnifique. Seules une trentaine de maisons émergeaient de la végétation impressionnante. J'apercevais le clocher d'une église un peu à l'écart du village, l'unique école et au loin une rangée de magasins de quartiers..

Bordel. C'est là que je vais habiter ? Mais c'est paumé comme endroit...

Ma mère dut aprecevoir mon air renfrogné car elle se mit à rire :

" Tomi, regarde plus à droite..
- Hein ??
- Le petit village que tu vois, c'est Dombes, nous, on emménage 3km plus loin vers l'Est... A Barreaux. Là ou est ton lycée, ajouta-t-elle en montrant du doigt une masse assez impressionnante de maisons et immeubles grisâtres, serrés les uns contre les autres.
- Je prefère ça, ça a l'air moins sauvage. Il y a l'electricité au moins ? m'exclamais-je, le sourire aux lèvres.
- Oui mon chéri, il y a même l'eau courante, tu ne seras pas obligé de te laver dans la rivière !
- Hinhinhin...
- C'est même l'endroit rêvé... 3500 habitants, magasins de fringue, supermarché, pharmacie, cabinet de médecin, école... de la crèche au lycée, quartiers tranquilles... Je sens que c'est l'endroit idéal...

- J'espère... "

Ma mère dût deviner mes pensées car elle me serra contre elle...

" N'y pense plus s'il te plaît Tom. Tu as le droit de vivre maintenant... On y a tous droit. On a vécu... trop de... trop de choses dures.. "

Sa voix s'était brisée. Merde. Mais quel con.

" Maman...
- Promets-moi une chose mon chéri... "

Ma mère me prit le visage entre ses mains et me fixa d'un air triste. Une larme vint perler au coin de ses yeux, elle ne prit pas la peine de l'essuyer..

- Promets moi de vivre Tom. En venant ici, je nous ai donné une chance de nous reconstruire. Dieu nous a accordé de recommençer une nouvelle vie ici. Ca aurait pu être ailleurs. Si tu n'es pas heureux, je ne le serais pas non plus. Tu as droit au bonheur.
- Mais...
- Quoique tu ai fait !

You are the best Tom. Même pas 5 minutes qu'on est là et tu as réussi à faire pleurer ta mère T_T

- Je sais. Mais j'ai du mal à croire que, enfin, on va être tranquille.
- Oui moi aussi. Mais il va bien falloir qu'on se fasse à l'idée !

Elle rit entre ses larmes. A mon tour, je la prenais dans mes bras. Ces moments de tendresse entre mère et fils avaient été si rares ces derniers mois... Je ne m'en apercevais que maintenant.

" Mon chou, je peux te demander une faveur ?
- Oui ?
- Coupe-moi ces horribles choses !
- Ca s'appelle des dreadlocks maman !
- Elles vont bientôt t'arriver aux fesses.
- Il faut toujours que t'exagères.
- J'avoue.

Elle me serrait toujours dans ses bras et jouait maintenant avec mes cheveux. Elle les enroulait et les déroulait entre ses doigts ce qui avait le don de m'énerver.

" Tu pourras pas faire plus de noeuds maman ^^
- Pfff je vais devoir me résoudre à vivre avec un poulpe.
- ...
- Je me moque mais je sais bien que j'ai de la chance.
- De la chance de quoi ?
- De t'avoir.
- T_T
- J'ai un fils gentil, généreux, battant et magnifique en plus de cela...
- Arrête, je vais finir par me sentir con.
- Tu vas faire des ravages plus tard Tom Kaulitz.
- Mais j'en fais déjà maman... Aïeuuux
- Un fils beau d'accord mais pas arrogant ça non... ^^

Elle me fit un clin d'oeil, se dessera de mon étreinte et balaya le paysage de son regard.

" A nous la liberté ! On va être heureux tous les deux... tous les trois, ajouta-t-elle en rougissant.

Elle caressa son ventre arrondi.

" Bon on va vraiment finir par être en retard.
- Oui c'est vrai... allez en voiture beau gosse !

[ .... ]

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.............................................
...............................
...................
...............
............................................................................................................................




Début de chez début. J'ai peur... De quoi ? De ce que vous allez en dire... Je flippe carrément même. C'est vrai que mon style d'écriture est assez spécial et je veux parfois tellement en dire que.... Personne ne comprend ^^ J'espère que ce n'est pas le cas. Mais dites-moi... N'hésitez pas. J'accorde une grande importance à votre avis !

EDIT : Merci. Vraiment. Déjà 35 commentaires alors que je n'ai mis qu'un misérable début... c'est vraiment trop [ MAIS le prenez pas comme un appel à ne plus mettre de commentaires.. surtout paaaaas ^^ ]. Voilà, j'ai déjà 10 lectrices potencielles... j'espère que je vais pouvoir les garder et en pécher d'autres ^^ je ferais tout pour... Je suis désolée mais je suis dans l'impossibilité [ un grand mot pour rien dire ] de mettre une suite ce soir. Ce n'est pas l'envie qui m'en manque... je l'aime mon histoire et vous aussi ! Mais voilà. Je vous prépare donc une loooongue suite pour la fin de semaine oû Bill va montrer le bout de son nez... vous ne serez pas décu(e)s !

MERCI ENCORE
PS : pas le temps d'aller visiter vos fics mais c'est pour bientôt...

Louna


# Posté le mercredi 28 novembre 2007 09:10

Modifié le vendredi 01 février 2008 03:33

« Tu flippes.
- Nan.
- Si.
- Mais nan je te dis.
- Tu mens mon garçon...
- Rooh tu m'énerve.
- Tu tremble en plus...

Merde. Ca se voit tant que ça ?

- Okay. Okay. J'ai peur ça te va ? Je suis mort de trouille à l'idée de rentrer dans ce lycée et j'envisage même de partir en courant dès que t'auras le dos tourné. T'es contente ?
- Hé ho Tom. Tu me parles correctement s'il te plaît. Ne le prends pas comme ça.
- Excuse-moi.
- C'est rien. C'est normal que tu réagisse comme ça. Je t'en demande beaucoup ces derniers temps..
- C'est pas facile pour moi aussi maman.
- Je sais Tom. Je sais.
- Tu n'imagine pas ce que ça implique de changer de lycée en cours d'année. Tout est à recommencer... Tout leur programme de 1ère à revoir, m'habituer aux lieux, rencontrer de nouvelles têtes, m'intégrer... Tout ça en plein mois de novembre en plus, ça rend les choses encore plus difficiles...

Je soupirais. Ca me fatiguait rien que d'y penser...

- Tu veux que je t'accompagne ?
- Au lycée ?
- Oui...
- Maman. J'ai 16 ans, je pense que je pourrais porter mon sac tout seul...
- Mmmh...
- Encore quelques années à patienter et tu pourras le faire avec le petiot-là ! m'exclamais-je en désignant du regard son énorme ventre.
- Tom, ça te fait quoi ?
- Quoi ?
- Que tu ais une mère enceinte.
- Bah... c'est cool.
- Cool ?
- Bizarre en fait...
- Mmmh..

Pourquoi elle me regarde comme ça ? Je vais pas sauter de joie non plus... J'ai gaffé en fait.. Allez super Tom, rattrape ta phrase à deux balles..

- Je te déçois ?
- Tu ne me décevras jamais..
- Tu sais, j'ai grandi en enfant unique et je n'aurais jamais imaginé un jour devoir partager ma mère...
- Un brin jaloux le petit homme ?
- Plutôt inquiet..
- Tu n'as plus le droit de te faire du souci pour ta mère mon grand, maintenant tout va bien.
- Il peut débarquer d'un jour à l'autre. Il pourrait être sur le pas de notre porte dès demain.
- Il n'est pas en état de le faire, tu le sais bien...
- Il est capable de tout, ça aussi je le sais bien. Qu'est-ce qu'on ferait si ça arrivait ? On fuirait une nouvelle fois ?
- Non. Toi, tu resteras là Tom.

J'ai bien entendu ? Elle a dit que je resterais là ?

- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Tom. Quoi qu'il arrive, je peux te promettre que tu ne seras plus contraint de t'enfuir avec moi. Plus jamais ça n'arrivera.
- Fais pas de promesses que tu n'es pas en mesure de tenir maman. Je sais bien qu'on peut être amené à plier bagage d'une minute à l'autre.
- Cette fois non Tomi. Je sais que c'est dur à croire mais tu vas être tranquille. Barreaux c'est la liberté.
- Maman... Barreaux ou ailleurs, il sera toujours une menace pour nous, ne le nie pas...
- Tom, écoute-moi. Barreaux, c'est différent. On n'est venu chercher quelque chose de particulier. Quelque chose qui nous manquait depuis des années qu'on va bientôt retrouver...
- J'aime pas quand tu mets plein de sous-entendus dans tes phrases maman.
- Tu es chez toi ici. Mets-toi bien ça en tête mon grand. Si tu as besoin d'aide, il y aura toujours quelqu'un dans cette ville pour te tendre la main. C'est fini maintenant, ton cauchemar aussi.
- Et toi ?
- Je ne suis en sécurité nulle part, tu t'en doute bien.
- Si tu pars, je pars aussi.
- Non. Pour une fois, ça ne se passera pas comme ça.
- Qu'est-ce que tu racontes ?
- Tu verras Tom.
- Tu es bizarre en ce moment.

Je me calais dans mon siège et me penchais du côté de la fenêtre.

« Gare-toi là.
- Tu es sûr que tu ne veux pas que je t'accompagne ?
- Sûr.
- Je suis sûre que tu vas vite te faire des amis.
- c'est pas dans mes projets. Non.
- Tom..
- Ils seront comme tous les autres, trop curieux. Je ne vois pas pourquoi ici ils seraient différents.. Si quelqu'un apprenait ce qu'il s'est passé à Hamptz, je n'aurais plus qu'à changer à nouveau de lycée.
- Tom..
- Je ne veux pas qu'ils sachent. C'est mon droit, respecte au moins ça. »

Je suis désolé maman de te parler comme ça mais il faut que je sois ferme avec toi. Sinon, tout va recommencer....

Je détachais ma ceinture, descendais rapidement de la voiture sans jeter un regard à ma mère qui m'adressa un faible " à tout à l'heure " auquel je ne répondis pas et m'avançais vers le gigantesque bâtiment qui se dressait devant moi. Une foule d'élèves était rassemblée par petits groupes devant les hautes grilles. J'avais à peine franchi l'enceinte de mon nouveau lycée que je sentis de regards se poser sur moi.

" Hé toi ! "
" Oui toi le gars aux dreads "

Je relevais la tête. Le gars aux dreads c'est moi. Un grand blond me montrait du doigt, la cigarette aux lèvres

" Je te connais pas toi. T'es nouveau ?

Je hochais la tête.

- C'est quoi ton nom ?
- Tom Kaulitz.
- Kaulitz ? C'est pas français ça. Tu viens d'oû ?
- Hamptz. en Allemagne.
- Oh les gars, lança-t-il à deux garçons derrière lui en ricanant on a un deutch dans notre lycée. Si je fais ça, tu connais ?

Le blond gesticula quelques secondes et imita finalement le parfait salut nazi. Je ne m'attendais pas à ça ; Etre confronté dés mon arrivée à l'intolérance des gens.

- Je crois que tout le monde connait. Tu n'as pas besoin d'être allemand pour le savoir. rétorquais-je calmement.
- Ah oui peut-être mais vous, les Bosch, vous avez ça dans le sang non ?

Le ton n'était pas agressif. Mais je perçus à sa façon de parler qu'il cherchait à me provoquer. Reste calme Tom. Ce gars ne fait que te tester. Je regardais autour de moi, quelques personnes s'étaient regroupées autour du blond et j'en voyais une dizaine d'autres tendre l'oreille, peut-être dans l'espoir d'entendre des bribes de notre "conversation".

- Oui en fait, Hitler, c'est un peu votre héros non ? Un modèle pour votre gouvernement .... Une star nationale.. Vous devez lui rendre des cultes parfois non ?
- ...
- Tu dis rien ?

Non. Je ne disais rien. Que répondre à ça ? J'étais effaré par sa stupidité et surtout ses propos. Il fallait pourtant que je trouve quelque chose à répondre.. et rapidement...

Je choisis la simplicité ce qui remporta à mon grand étonnement un franc succès. J'entrouvris la bouche et laissait échapper... un faible rire ce qui eût le don de l'étonner.

- Quoi ?

Je ne lui répondis pas. Le rose me montait aux joues et mon rire s'accentuait.. Un rire clair, franc et moqueur qui attira bientôt plusieurs regards interrogateurs.

- Mais pourquoi il rigole ?

De nouvelles têtes s'étaient tournée vers moi, j'aperçus quelques gars sourire et des filles se regarder. Quand au grand blond, il ne savait comment réagir, je sentais bien que mon fou-rire le mettait mal à l'aise.. et c'était exactement ce que je recherchais. Je finis par me calmer, le fixant toujours droit dans les yeux. Il finit par les baisser, je replaçais alors mon sac sur mes épaules et me dirigeais vers la porte du lycée, le sourire aux lèvres. Je passais devant lui et, après un moment d'hésitation me retournait :

" Et toi, comment est-ce que tu t'appelles ?
- Je... Adrien Right.
- mmmh pas très français tout ça, lançais-je en affichant un air de dégoût, je tâcherais de retenir. Salut, à la prochaine. "

Je lui adressais un signe de la main, mon éternel sourire accroché au visage. Adrien, lui avait la bouche grande ouverte et me fusillait du regard. La scène était tordante.

Je décidais de m'amuser encore un peu et ouvrais à mon tour la bouche, ouvrait des yeux grands comme des soucoupes de façon à l'imiter et plaçait mes deux mains sous mon menton.


" ferme la bouche, tu vas baver. "


Je me détournais de lui et repartait sans me retourner. Je pus entendre quelques rires et surtout des gloussements de filles qui furent bien vite étouffés par les injures du dénommé Adrien.

J'étais fier de moi. Une bonne vingtaine de personnes avait assisté à la scène, bientôt, l'information circulerait et tout le monde saurait à quoi s'en tenir avec moi. Exactement ce qu'il me fallait.

Le hall sombre était à première vue vidé de tous ses élèves, je balayais la pièce du regard et finis par apercevoir une fille assise par terre, adossée contre un mur, la tête penchée sur des feuilles qui jonchaient le sol.

Je m'approchais :

" Heu excuse-moi... "

Elle releva la tête.

" Je suis nouveau et je... "

Je ne pus terminer ma phrase.
Impossible de la décrire avec des mots.
Par manque de vocabulaire sans aucun doute.
Juste ses yeux...
Des yeux tristes soulignés en haut et en bas par un trait assez épais de crayon noir.
Des yeux dans lesquels je pu lire pendant quelques secondes un mélange de peur et de méfiance ...
Ce regard, cette expression neutre, presque effrayante sur son visage...
Je devais être ridicule, les yeux écarquillés, incapable d'aligner trois mots et de faire un geste.
Mais j'étais encore sous le choc de que j'avais ressenti en croisant son regard...
Je me serais cru dans un rêve... si elle ne m'avait pas sorti de mes pensées :


Elle s'était levée et se tenait à ma hauteur, son visage si proche du mien que je ne pu m'empêcher de reculer d'un pas. Elle avait ma taille à quelques centimètres près, chose assez rare en sachant que je mesure plus d'un mètre 80. Ce qu'elle fit ensuite m'intrigua. Elle ramena ses mains sous mon menton et me murmura à l'oreille :


" ferme la bouche, tu vas baver. "


Elle se retourna ensuite, rassembla les feuilles qu'elle tenait dans ses mains quelques instant plus tôt et fourra tout dans un grand sac en bandouillère noire. Puis elle s'éloigna, un étrange sourire aux lèvres sans me jeter un regard. Il me fallut quelques secondes avant de reprendre mes esprits...

Récapitule Tom : Tu es arrivé au lycée, aussitôt un gars t'as provoqué avec des histoires nazies, tu l'as humilié copieusement en public, tu as voulu demander à une nana ou se trouvait le bureau des surveillants, là elle t'as regardé, tu as beugué et elle en a profité pour se foutre de ta gueule.

Je n'essaye même pas de la rappeler.

De toute façon, je ne connais même pas son nom. Je n'en reviens pas. Ce qu'elle a provoqué en moi. Je me sens perdu. Amnésique. A poil. Con. C'est ça un coup de foudre ? Te suffire de regarder une fille dans les yeux pendant trois secondes pour tomber amoureux ? Je ne saurais même pas dire comment elle est habillée. Juste ses yeux...

[ ... ]


« Excusez-moi...
- ....
- Hem...Hem...
- ...
- Pardon... "

C'est ce qu'on appelle un dialogue de sourd. Bordel. Je me sens pas un peu incompris là. 5 minutes que j'essaye d'attirer l'attention de ce surveillant à la con mais le petit chéri est plongé dans ses dossiers et ne me calcule pas.

- Oui ? "

Le petit chou se réveille. C'est pas trop tôt.

- Heu... en fait je suis nouveau et je...
- Tom Kaulitz c'est ça ?
- Heu... oui c'est ça.
- Ok alors attends deux secondes s'il te plaît.

Quel accueil. Charmant.

« C'est bon. Donc tu disais ?
- Je suis Tom Kaulitz et c'est mon premier jour ici.
- Ah oui. On m'a prévenu de ta présence. Alors, tu es en 1ère 8, je vais t'accompagner dans ta classe pour les présentations et on va trouver quelqu'un pour te faire visiter les lieux.
- D'accord mais est-ce que je pourrais avoir mon emploi du temps s'il vous plaît ?
- ...

Ah ça y est. Il est redevenu muet. Sauf que là, non seulement il me répond pas mais il fixe un point derrière moi en fronçant les sourcils... Pfff mais quel con..

- Heu... Je pourrais avoir mon emploi du temps s'il vous pl....
- Bill Trümper !
- Ah non, moi c'est Tom Kaulitz et je...
- Bill Trümper, tu viens ici tout de suite, c'est pas ta tignasse devant les yeux qui va t'aider à te planquer crois- moi !

Je suivais le regard sévère du pion et me retournais.
Elle était là. Elle se tenait à quelques mètres de moi. Le pion lui indiqua d'un signe de la main de s'approcher ce qu'elle fit d'un pas lent.

" Bill Trümper.
- Oui... "

Bordel. C'est un mec. La fille qui m'a fait l'effet d'une bombe en plein coeur est en fait un mec répondant au nom parfaitement masculin de Bill Trümper. Mais quel con. Incapable de dissocier un gars d'une fille. Je n'en reviens pas.

" Vous ne comptez tout de même pas aller en cours avec ce déguisement ? "

Le dénommé Bill leva un sourcil, feignant à merveille l'étonnement ce qui m'arracha un sourire.

" Un déguisement ?
- vous n'allez pas recommençer mon garçon, c'est la troisième fois cette semaine. Vous m'enlevez tout ça et tout de suite. "

Le pion fit de grands mouvements de bras en désignant son cou et ses poignets.

Apparement pas surpris par ce qu'on lui demandait de faire, Bill, après une moue délicieuse porta finalement les mains à sa nuque, défit les nombreuses chaînes argentées et les laissa retomber lourdement dans la boîte métallique que lui tendait le surveillant. Il fit de même avec plusieurs bracelets de force qui comportaient d'impressionnants pics, plusieurs bagues de taille importante en comparaison à ses longs doigts vernis de noir. Il retira ensuite ses mitaines en cuir..

" La ceinture monsieur Trümper.. "

Il la déboucla rapidement, la retira des passants et la lui tendit.

" Un maquillage moins prononçé et un pantalon moins court seront parfaits pour demain...
- Ce que vous pensez de ma façon de m'habiller, je m'en fous complètement, retenez bien ça... "

Son ton était toujours aussi dédaigneux et froid mais ça ne parut pas affecter le surveillant qui n'en tint pas compte.

" Peut-être mais vous ne montez pas avec ce tee-shirt.
- Pardon ?
- Les inscritptions ne sont pas tolérables dans le lycée, je ne vous l'apprends pas je pense... Vous êtes à la limite de l'indécence monsieur Trümper... "

Je n'eus pas besoin de le regarder pour le sentir tressaillir. Il s'était immobilisé, une mèche de cheveux lui dissimulant l'oeil droit le rendant plus impressionnant encore. Je jetais un oeil sur le tee-shirt ; le mot SATAN était écrit en lettres de feu...

" Et qu'est-ce que je suis sensé faire alors ?
- Je vous prète un tee-shirt que vous allez mettre aujourd'hui.
- C'est hors de question.
- Vous m'enlevez ça tout de suite ou j'avertis la CPE de votre attitude.
- Non.
- Très bien, je vais être ob... "

Bill l'interrompit d'un geste exaspéré et, le fusillant du regard, il se dévétit sous nos yeux effarés. Il se plaça alors face au surveillant subjugué et lui tendit. Puis sans attendre une réaction, il se détourna de nous et partit, furieux. J'étais un nouvelle fois sous le choc, la bouche entrouverte...

Il vient de se barrer torse poil en plein milieu du lycée et... il est canon. Il n'y a rien à dire d'autre. Superbement bien foutu...

Le pion qui, décidément n'était surpris de rien, l'observait s'éloigner, toujours torse nu, le sac sur l'épaule, les sourcils fronçés. Le tee-shirt roulé en boule dans sa main, il remuait inlassablement la tête de gauche à droite. Enfin, son attention se reporta sur moi.

" Bien.. Monsieur Kaulitz, j'ai la tristesse de vous annonçer que le garçon insupportable que vous venez de voir partir à moitié nu est dans votre classe. "

Ouah. Il est dans ma classe. Aussitôt, un sentiment curieux et plutôt étrange m'envahit. Est-ce que ce serait... de la joie ?

" Je suis désolé mais je n'ai vraiment pas de temps à vous consacrer pour le moment, est-ce que ça vous m'embêterait de ratrapper monsieur Trümper pour qu'il vous emmène en classe ?
- Heu...
- En même temps, vous n'avez pas vraiment le choix... Demandez lui à vous faire visiter le lycée et je viendrais vous chercher dès que le temps me le permettra pour remplir votre dossier d'administration. N'hésitez pas à lui poser des questions... "

Il sourit devant mon air peu convaincu :

" Ce n'est pas un garçon facile je te l'accorde mais respecte-le et tout ira bien... "

j'acquiesai toujours aussi peu confiant, le surveillant me fourra le tee-shirt de Bill dans les bras et me poussa dans la direction qu'avait pris Bill.

" Tiens, tu lui donneras s'il te plaît sinon il va encore se faire virer de cours avant d'avoir pu passer la porte. "

Puis, il mit ses mains en porte-voix :

" Trümper, vous attendez Mr Kaulitz s'il vous plaît, il est nouveau et dans votre classe. Je compte sur vous pour le guider ! "

Aussitôt, le réponse fusa :

" Pas le temps ! "

Merci, on se sent aimé dans ces moments là.

" Tu n'as pas le choix Trümper ! "

Je le vis lever les yeux aux ciel. J'hésitai un peu et avançait vers lui, mais n'ayant pas jugé utile de m'attendre, il était déjà loin et je dus courir pour l'atteindre...
Nous marchâmes quelques minutes dans de longs couloirs puis nous empruntâmes un escalier avant de déboucher sur une place qui regroupait plusieurs salles de classe. Nous n'avions échangé aucune parole quand je remarquais que Bill était toujours torse nu.

" Hem.. Bill "

L'intéressé se tourna vers moi, m'arracha presque son tee-shirt que je lui tendais et le passa à mon plus grand regret. Il me tourna ensuite le dos. Je décidais de retenter.

" Je suis désolé pour tout à l'heure.
- Pour quoi ? Que tu m'ai pris pour une fille ou le fait de m'avoir matté comme si j'étais une poufiasse blonde ?
- Heu... en fait... les deux.
- J'ai l'habitude. "

Je pressentais que notre dialogue allait prendre fin et je décidais de tenter de le rallonger :

" Heu... tu sais... Si ça t'embête de me faire visiter, dis-le et je me débrouillerais, je sais que ça peut être chiant d'avoir les nouveaux sur le dos.
- C'est vrai.
- J'ai pas envie d'être un poids pour toi. Tu as peut-être autre chose à faire.
- Tu as raison. J'ai d'autres priorités, tu arriveras bien à t'en sortir tout seul. "

Je n'avais même pas le temps de répondre qu'il ouvrit la porte et entra rapidement sans m'attendre bien sûr dans la salle en face de nous.

" Et bien monsieur Trümper, c'est un honneur pour moi de vous avoir dans ma classe aujourd'hui, je vous ai cru un instant mort et enterré. "

C'était une femme rondelette d'une quarantaine d'années qui avait parlé. Sa remarque avait proposé le fou rire général mais tout le monde se tut étrangement lorsque je passais le pas de la porte.

" Si je ne me trompe pas, vous avez manqué 8h de mes cours depuis la semaine dernière sans motif particulier. Pourrais-je savoir, avec le plus grand respect que j'éprouve pour vous Monsieur Trümper, pourquoi vous revenez subitement ?
- Mais pour ratrapper vos cours madame, répondit Bill sur un ton teinté d'ironie en rejoignant rapidement sa place.
- Et bien j'en suis très heureuse mais... oh mais vous amenez un nouveau camarade... Tom Kaulitz j'imagine ?
- Oui.
- Et bien, enchantée de faire votre connaissance Tom, je suis madame Hardt, votre professeur de maths. Votre déménagement s'est-il bien passé ?
- En fait, je viens juste d'arriver, on n'a pas encore emmenagé.
- Et vous venez de ?
- Hamptz en Allemagne.
- Vous parlez très bien français.
- Oui, je suis bilingue, ma mère est française.
- Vous parlez courrament le français ?
- J'ai encore quelques problèmes avec certains mots de vocabulaire et quand les gens parlent vite mais je me débrouille.
- C'est bien alors. Vous êtes la bienvenue dans cette classe et sachez que si vous avez quelques soucis dans la langue, nous avons un autre allemand dans la classe.
- Ah bon..
- Oui. Tiens, ou est-il passé le drôle d'oiseau ? Bill ? "

il releva la tête.

" Je suppose que vous avez omis de lui dire que vous parliez allemand ?
- Il n'a pas besoin de le savoir. Personne n'a besoin. Ca ne concerne que moi. "

Sa voix tranchante me fit sursauter. Le professeur leva les yeux au ciel.

" Epargnez moi vos remarques désagréables Mr Trümper. Je disais juste que vous pourriez être une aide pour Mr Kaulitz étant donné qu'il a encore quelques difficultés avec la langue, rien de plus. Je suggère d'ailleurs que Tom se mette à côté de vous, vous rattraperez ainsi en même temps les cours manqués. "

Bill ne réagit pas à sa requête, je m'asseyais donc à côté de lui sous le regard de mes nouveaux camarades. Madame Hardt me suivit et me tendit une feuille.

" Voilà une feuille de renseignements que vous allez remplir s'il vous plaît. "

Je m'empressais de la lire et répondais distraitement aux questions habituelles me demandant mon nom, prénom et coordonnées mais je restais rivé sur la 6ème question : profession du père.

" Vous ne comprenez pas cette question monsieur Kaulitz ?
- Si si ca va. "

Nan. Ca va pas. Putain de question. Merde. Je mets quoi ?!

Déjà la prof s'éloigne... Je me reconcentre sur ma feuille et finis par raturer rageusement la phrase, manquant de trouer la feuille. La bruit de la plume sur le papier dut attirer l'attention de mon voisin car j'eu la désagréable impression d'être observé. Je tournais la tête, mais Bill ne me regardait pas, il paraissait concentré sur sa feuille d'exercices car je n'entendais que les griffonnements de son crayon.

" Tu ne pourras rien y changer, même avec des ratures. "



Han que j'ai honte. C'est horrible. Je viens de me rendre compte que la moitié de ce que j'avais tappé a été publié la semaine dernière. Skyrock a [ encore ] beugué. Je suis trop désolée. Vous avez du rager avec ma suite de 3 lignes. heureusement pour vous, j'ai super bien avançé et vous aurez des belles suites même si elles sont encore au brouillon... Voilà je préviens pas pour cette suite.. trop minuscule. Je l'avançerais bien demain promis.




# Posté le mercredi 05 décembre 2007 08:00

Modifié le vendredi 01 février 2008 03:28

" Tu ne pourras rien y changer, même avec des ratures. "

Je me redressais vivement et dévisageais mon interlocuteur toujours penché sur sa feuille. Mais lui ne semblait pas décidé à me regarder...

Pourquoi est-ce qu'il me dit ça ? Il aurait... des doutes ? Nan pas possible.. personne ne sait.

Les derniers cours de la matinée se déroulèrent sans incident particulier, j'étais souvent placé à côté de Bill par les professeurs qui avaient sûrement l'espoir de le voir s'impliquer un minimum en m'aidant. Mais en vain. Mon nouveau voisin de table ne décollait pas son attention d'une grande feuille blanche qu'il griffonait depuis ce matin. Toujours la même. En jetant un oeil discret, je m'étais aperçu qu'il dessinait, je me rendais ainsi compte que je ne devrais pas compter sur lui pour m'aider à ratrapper le programme scolaire. Il n'avait pas pris une seule note de toute la matinée et n'accordais aucune attention aux cours que récitaient mes nouveaux professeurs ce qui ne semblait pas les déranger. A la dernière heure de la matinée, Bill était absent ce qui ne sembla surprendre personne, je vis même plusieurs élèves sourire à l'entente de son nom.
Si Bill ne m'accordait aucune attention, mon arrivée avait sucité la curiosité dans la classe. J'entendais sans arrêt des chuchotements à mon propos dès que je faisais un mouvement et un bon nombre de filles m'avaient déjà abordé timidement. La plupart des mecs de ma classe, eux, me dévisageaient sans retenue. Une vraie bête de foire.


La pause de midi arriva rapidement et je m'éclipsais vers la salle des surveillants où je devais retrouver Sylvain, le pion qui m'avait accueilli. La salle était vitrée de sorte que l'on pouvait voir ce qui se passait à l'intérieur. Je reconnus Sylvain qui parlait avec une femme en tailleur. Elle semblait furieuse, la conversation paraissait d'ailleurs animée car tous les deux faisaient de grands gestes. Je me décidais à repasser et m'apprêtais à partir quand un nom me fit dresser l'oreille :

" Encore Bill Trümper ? Mais qu'est ce qu'on va pouvoir faire de lui... "

C'était la femme au tailleur qui avait parlé d'une voix forte. Je plaquais ma tête contre la porte et écoutais :

" Tu dis qu'il n'était pas en classe de 11 à 12 heures ce matin ?
- Il a été signalé absent par sa professeur d'anglais et personne ne l'a vu dans le lycée jusqu'à tout à l'heure. J'ai réussi à lui mettre le grappin dessus dans un couloir, il doit venir au bureau des surveillants.
- Ce gamin est vraiment impossible. Viré hier, torse nu ce matin et maintenant absent, c'est vraiment trop.
- Je sais, il pose beaucoup de problèmes au lycée, surtout en ce moment.
- Tu as contacté ses parents ?
- Personne ne répond, j'ai essayé plusieurs fois.
- Il va bien falloir qu'ils se décident à réagir sinon, ça va très mal se passer.
- J'ai de l'espoir avec un nouveau.
- Qu'est ce que tu veux dire ?
- Tom Kaulitz.
- Ah oui, l'allemand qui est arrivé ce matin ?
- Oui, il est dans la même classe que Bill et j'ai l'impression qu'il peut l'aider.
- Et je peux savoir pourquoi tu as l'air si sûr de toi ?
- J'ai demandé à Bill de prendre Tom sous son aile et il n'a pas réagi comme avec la plupart de ses camarades, en plus je les ai vu discuter ce matin, Bill n'a pas l'air d'avoir la même attitude avec le nouveau qu'avec les autres. C'est peut-être un bon début...
- Ce serait une bonne nouvelle mais j'ai du mal à croire que l'arrivée d'un nouveau puisse changer radicalement son comportement, cela tiendrait du miracle... "

J'étais consterné. Alors, Bill serait plus gentil avec moi qu'avec les autres ? Mais alors comment est-il habituellement...

" Alors à ce qu'il paraît, tu serais mon sauveur... "

Je sursautai, Bill se tenait à quelques centimètres de moi, lui aussi l'oreille collée contre la porte. Un grand sourire étirait son visage et il laissa échapper un petit rire discret. Pas moqueur. Plutôt peu convaincu.

Mais depuis combien de temps il est là ? Il m'a fait peur en plus... Han mais qu'est-ce qu'il beau, encore plus quand il sourie...

Je fus tiré de mes pensées par la porte du bureau qui s'ouvrit brutalement, laissant apparaître Sylvain et la femme qui devait être la CPE. Tous les deux affichèrent une mine surprise en nous voyant Bill et moi côte à côte.
Mais la CPE se ressaisit vite, croisa les bras d'un air sérieux, fusillant Bill du regard.

" Venez vite mon garçon, nous avons des choses à rêgler je crois. "

Elle entra dans la bureau, Bill derrière elle. A ma grande surprise, il se tourna vers moi et m'adressa un petit sourire à peine visible avant de refermer la porte derrière lui ce qui n'échappa pas à Sylvain qui me dévisagea une nouvelle fois.

" Vous venez monsieur Kaulitz ? Nous allons aller dans une autre salle pour remplir vos derniers papiers d'inscription.. "

J'acquiesais, troublé une nouvelle fois par l'attitude de Bill, toujours aussi ambigue.

Ce sourire... Il est.. impossible à analyser. Il n'est pas sympatique, pas ironique...


La séance de remplissage de papiers administratifs fut aussi ennuyante que le cours passé sans Bill à mes côtés (^^) et c'est la faim au ventre que je me dirrigeais vers le self. Après avoir rempli mon plateau, je m'asseyais seul à une table vide, ne pouvant m'empêcher de guetter Bill à l'entrée du self tout en mangeant.
Ne le voyant pas venir, je me décidais à commencer à manger......

# Posté le dimanche 06 janvier 2008 13:02

Modifié le vendredi 01 février 2008 03:29